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Réflexes du Nourrisson

                                                                                                     L’ALPHABET du MOUVEMENT

Réflexes primitifs

Réactions de redressements

Réponses d’équilibration

 

Quand l’alphabet a bien été incorporé :

Þ Les mouvements sont accomplis avec aisance et succès

Þ Chaque réflexe possède un réflexe qui permet à chacun de moduler l’autre

Þ Les premiers schémas sont présents dans les suivants

Réflexes primitifs, réactions de redressements, réponses d’équilibration sont une continuité de schèmes de mouvement automatiques qui sous-tendent nos mouvements volontaires

Les schèmes se développent par réaction à l’interaction entre notre état d’être interne et la gravité, lesautres personnes, l’espace.

INTRODUCTION

1er Reflexe

-          le tonus des membres : tonus de flexion plutôt intense de 0 à 2 mois, y compris des mains. Ce tonus lâche à partir de 3 mois.

Þ      le réflexe de se tenir debout pour marcher existe dès la naissance

  1.  réflexes primitifs

 

-          apparaissent avant ou pendant la naissance

-          intégrés dans des schèmes + complexes vers 4 ou 6 mois

                Þ contrôlés par  : colonne vertébrale – tronc cérébral

                Þ c’est l’alphabet du mouvement

                               - schémas fondamentaux et rudimentaires

                               - si carence : les schémas plus avancés sont absents, faibles ou incomplets

                               - pour les réflexes primitifs : la réponse attendue surviendra quelques fois Si pas de réponse ou

   réponse systématique : Attention : pathologie

-          une fois le réflexe intégré : il intervient avec ou sans stimulus et dans n’importe quel plan / gravité

-          les réflexes se développent de manière synchroniques, sinon ils resteront trop statiques, trop fixes…. Le tonus postural sera trop faible ou trop élevé ou trop fluctuant et irrégulier : c.f. les personnes dysfonctionnelles du cerveau

                Þ les réflexes sous-tendent les réactions de redressements et les réponses d’équilibration

                Þ ils sont traités dans la colonne vertébrale et le cerveau inférieur

  1. réactions de redressement (RR)   cerveau moyen, maintient la tête droite

-          à partir de la naissance et surtout à 10 – 12 mois. Sont actifs toute la vie

-          2 catégories :

                . celle qui verticalise la tête

                . celle qui aligne la tête /tronc et le tronc /tête

-          sous-tendent :             

. lever la tête et la maintenir levée

. lever le corps

. les maintenir dans toutes les positions

-          nécessaires pour  :

. lever la tête, rouler sur le côté, s’asseoir, ramper, marcher à 4 pattes, marcher, se mettre debout

Ordre de développement (1) puis (2) puis (3) :

  1.    réponses d’équilibration (RE)

 

Þ Réponses automatiques visant à maintenir l’équilibre à la suite de déplacement du centre de G ou/et du polygone de sustentation engendré par :

-          perte d’équilibre

-          mouvement de la surface du support ext. Ex : le sol se dérobe

-          des forces ext agissant sur le corps ex : être poussé

-          des stimuli ext attirant au-delà de la kinesphère personnelle, Ex : attraper une balle hors de portée

Þ début de l’équilibration : 6 mois environs et toute la vie

Þ simultanée avec les réactions de redressement

Þ intégrée dans le cerveau antérieur

Le bébé a une activité volontaire et coordonnée dès la naissance

5 catégories d’équilibration

  1. réponses d’équilibration se rassemblant autour du nombril (i.: se laisser aller (choir) dans la gravité)
  2. réponses d’équilibration: les bras/jambes, bouger en direction de la terre pour rattraper la chute ou pour élargir le polygone de sustentation
  3. réponses d’équilibration par atteinte: déplacement du tronc – des bras/jambes pour changer le centre de gravité et rester au dessus du polygone de sustentation
  4. réponses d’équilibration par rotation: la tête, le tronc tournent sur l’axe du corps : but

-          dernier recours pour empêcher la chute

-          réorienter le corps pour accomplir 3) puis 1)

  1. réponses d’équilibration en projection spatiale. C’est généralement un objet extérieur qui nous attire hors de notre kinesphère, nous entraîne dans un déséquilibre que nous rattrapons

 

Quelques repères

  • à 2 mois :                                       le bébé tient sa tête et même dès la naissance il y a des tentatives si on le

maintient assis

  • à 2 mois :                                       si on le tient assis, il redresse son dos

 

  • pendant le 3ème mois :                 il regarde et voit passer ses mains
  • pendant le 4ème mois : il regarde et bouge longuement ses mains devant ses yeux (Þ sistims)

il commence à voir ses pieds

  • pendant le 5ème/6ème mois :           il joue avec ses pieds, les suce

il porte ses mains à son sexe, à ses oreilles

  • à 5 – 6 mois :                il tient assis en appui sur ses mains
  • à 6 – 8 mois :                il tient assis

 

DEVELOPPEMENT

Etre prêt à établir des relations

 

Le tonus postural

C’est l’état de repos des muscles. L’état de fond de la tension musculaire. De là part la contraction : c’est la disposition d’un muscle à réagir, ou à entrer en relation. Le tonus est toujours présent.. Il se développe dans l’utérus/gravité avant, pendant, après la contraction = il continue après la naissance toujours/gravité et notre relation/elle : physique, perceptive, émotionnelle

- Le tonus est relatif

- Le tonus reflète l’interaction de notre milieu interne et de notre milieu externe

La flexion physiologique

Due à la position du bébé dans l’utérus – AM (chaîne musculaire antéro-médiane) se tonifie Þ repli du corps du bébé

A mesure que le tonus des organes se développe vers le haut – le tonus de flexion augmente des pieds vers les bras, vers la tête. Þ C’est le tonus de base du nouveau né.

L’extension physiologique

- Se développe aussi in-utéro, mais atteint son terme à 6 mois. C’est le tonus de PM (postéro-médiane)

- Rapport  avec le tonus de la moelle épinière de bas en haut Þ le tonus de PM se développe piedsÞbras Þ

tête

- Si on met un bébé les pieds à plat il a tendance à se mettre debout.

Si problème de tonus postural Û problème chez nouveau-né

La flexion et l’extension physiologiques sont plutôt segmentaires et du haut vers le bas. Elles ne sont totales que vers 6 mois

Fonctions des réflexes, des réaction de redressements et des réponse d’équilibrations

La relation à la terre et au ciel

Etablir la verticalité par rapport à l’espace et à la gravité

- lien                                      - lâcher                  - dépendance

- défense                               - résister                 - indépendance

  1. réflexe tonique labyrinthique (tonic lab)

- le tonus est facilité ou augmenté par le contact avec la terre. Vivant – lourd

   ex : à plat dos – tonus d’extension facilité

         sur le côté – tonus sur le côté au sol

                       Þ   ancrage au sol ++ Þ   ancrage dans « la verticalité »

                       Þ ancrage relationnel horizontal Þ influe les relation verticales (terre/ciel)

ð on peut quitter la terre

  1. réaction de redressement labyrinthique de la tête (RRLT)
  2. : si on déplace un bébé (yeux bandés) dans l’espace, il a tendance à verticaliser sa tête quelle que soit la direction du corps.  Þ contre- réaction à la gravité. La tête guide le mouvement du reste du corps Þ s’éloigne de la terre
  1. réaction optique de redressement (ROR)
  2. : le bébé redresse sa tête par la gravitation et la vision
  1. Redressement du corps agissant sur la tête (RCT)

C’est la réaction du contact du corps avec le sol qui avec b) et c) entraîne l’éloignement du sol           

  1. réaction de redressement de Landau

tête, coccyx, bras, jambes quittent la terre et surmontent l’attraction terrestre Û   extension complète, opposé de la flexion complète, position de l’avion

Þ le corps suit la position qu’on imprime à la tête. C’est le moment où le bébé peut rouler du dos sur le ventre.

Þ Prépare la position debout.

  1. redressement latéral

le bébé couché sur le côté prend appui sur la main et son bras

Þ équilibration           Þ redressement                  Þ retournement du corps

Þ réflexe d’agrippement – grasping

si on met un doigt au creux des mains d’un nouveau né, il serre fortement. On peut le soulever complètement et il peut tenir plusieurs secondes.

Des problèmes de liens à la terre, de tonus postural inefficace sont fréquents (adultes, bébé…). Ce sont des problèmes de liens avec les parents, l’extérieur.

Se rassembler et atteindre

- flexion                - retrait                  - fuite                     - amener à soi

- extension            - approche            - lutte                     - repousser

  1. réflexe de retrait par flexion

Une stimulation légère d’un membre tendu Þ retrait du membre dans un schème de flexion totale – réflexe de défense. Il y a une phase de flexion avant de donner un coup de pied, de ramper, de marcher, de grimper, d’effectuer une réponse d’équilibration a) entraîne 

c’est le résultat de l’appui du poids et du retrait rapide du support Þ les 2 membres inférieurs se replient

  1. prépare le ramper, la marche, le saut
  2. réflexe de repousser par extension

si un membre est fléchi la stimulation pied/main Þ   extension totale du membre. Réflexe de défense. Sous-tend tous les mouvements d’extension : coup de pied, marche à 4 pattes, marche, grimper, équilibration     c) Þ

  1. réflexe de support positif

si les pieds du bébé sont en contact avec le sol   les jambes se tendent plus. Idem pour les bras et la tête. Quand le bébé est contre une personne idem coccyx (dans « à dada »)

Þ   -     les forces passent dans le centre du bébé (hara)

-          relation entre lui-même et les autres

       sinon : c’est remplacé par le réflexe de calage : fixation d’un ou des membres en extension sans contact des

       forces

  1. réflexe d’extension croisée

ex 1er  : c’est a) à droite et b) à gauche. Sous-tend la marche à 4 ou 2 pattes

ex 2ème : si on étend la jambe d’un bébé en lui tenant le genou et si on lui chatouille le pied il va essayer de se servir de l’autre jambe pour repousser la main qui dérange et qui est sur le genou.

  1. réflexe de marche automatique

debout penché vers l’avant a) b) c) d) se combinent en extension/flexion croisée Þ   marche

  1. remarques :

on peut utiliser sa tête (ou d’autres parties du corps) comme un membre

Avec les réponses d’équilibration on arrive au contrôle du cerveau antérieur

Le réflexe tonique labyrinthique est contrôlé par le cerveau reptilien + cervelet. La première réponse à la chute est le redressement de la tête.

Chute

  1. réponse d’équilibration par extension protectrice (réflexe parachute). C’est tendre les bras en direction de la: se rattraper, amortir
  2. réponse d’équilibration par marche protectrice. C’est le mouvement du pied dans la direction de la chute pour se rattraper ou encore faire un pas
  3. réponse d’équilibration par sautillement protecteur si on soulève une jambe on saute sur l’autre pour s’équilibrer Þ
  4. réponse d’équilibration par atteinte spatiale. Quand l’enfant tombe, au lieu de tendre les bras vers le sol, il courbe sa colonne vertébrale dans le sens de la chute, tête redressé, membres dans la direction opposéÛ tentative de maintient de G dans le polygone de sustentation si chute les extensions protectrices reviennent.
  5. Réponse d’équilibration par projection spatiale. C’est la conjugaison de d) et a) et b) avec une attention périphérique au-delà de notre kinesphère // voler dans l’espace

Chaque schème, avec les réflexes qui les sous-tendent, contribue au développement général de l’expression corps-esprit en y apportant un élément particulier.

Le mouvement spinal

-          nous permet de découvrir le plan vertical et le plan horizontal

-          nous permet de différencier l’avant de l’arrière du corps

-          nous permet de différencier l’espace intérieur du corps et l’espace de notre kinesphère

-          qualité de force et de légèreté

-          développement de l’attention

Þ les mouvements sont ceux :

-          d’extension : se redresser, lutter contre la pesanteur

-          de flexion : rouler, s’allonger à plat ventre ou à plat dos

-          de flexion latérale : côté G   Û côté D - symétrie

-          de torsion : pivot autour de l’axe du corps. Mouvements contro-latéraux

les mouvement suivants sous-tendent le mouvement spinal

 

  1. réflexe des points cardinaux à partir de la bouche

la bouche du bébé se déplace vers la zone des lèvres stimulées

  • aptitude du bébé à chercher trouver le mamelon et à téter
  • base de tous les mouvements à venir de recherche à partir de la tête : nez, oreilles, yeux
  1. réflexe de mobilité de la nuque

-          réflexe de support positif de la tête – la tête se déplace vers la zone touchée

-          réflexe de support négatif de la tête – la tête se déplace pour fuir le contact

-          Þ base des mouvements spinaux de la nuque

             base du redressement par rapport à la terre

  1. réflexe de Galant

-          gratter doucement la musculature lombaire G Þ flexion latérale G du bébé

-          gratter les 2 côtés Þ arque le bas du dos

  1. réflexe abdominal

-          caresser doucement un côté du nombril Þ flexion latérale lombaire de ce côté

-          gratter les deux côtés Þ flexion lombaire avant

  1. réflexe des points cardinaux à partir de l’anus

-          quand on stimule une zone autour de l’anus, l’enfant bouge le coccyx/sacrum dans cette direction Þ aide à la défécation

Þ les déséquilibres de ces différents réflexes sont facteurs d’asymétrie spinale et de scoliose

Le mouvement spinal exprime notre tonus postural d’attention.

Les mouvements des extrémités (homologue, homolatéral, controlatéral) expriment notre tonus postural d’intention

 

 

 

Le mouvement homologue

 

Mouvement simultané (flexion ou extension) des 2 bras et/ou des 2 jambes

Þ                  

-          différencie la partie supérieure du corps de la partie inférieure – plan spatial Av/Ar

-          prépare la position 4 pattes : sortir de sa kinesphère, déplacement dans sa kinesphère

-          développement de l’intention intérieure et extérieure

-          relation avec les autres

4 réflexes préparent le mouvement homologue

  1. réflexe de Bakkin

appuyer rapidement sur les 2 paumes de mains d’un bébé à plat dos Þ il ramène sa tête au centre et la fléchit en ouvrant la bouche Þ

-          coordination main/bouche

-          focus médian bilatéral de la bouche et des mains

-          relation à l’autre

-          aptitude à se concentrer / activités manuelles

  1. réflexe de Moro ou réflexe de surprise

2 phases :

-          sur le dos ou semi-assis : si changement soudain de la position de sa tête ou bruit soudain ou mouvement soudain de la surface d’appui, ou si on le lâche – peur du vide

-          1er temps :

-          le bébé ouvre les bras et les tend complètement

-          le bébé ouvre les mains

-          le bébé crie

-          2ème temps :

-          le bébé courbe la tête

-          le bébé plie les bras et « s’embrasse »

-          le bébé ferme les mains

Þ

-          pulsion d’agrippement à la mère si danger

-          ouverture – fermeture du buste et des membres supérieurs

-          équilibration du tonus Av-Ar

  1. Notes :  

Le réflexe de Moro se met en place dès la naissance ou presque. En même temps que le système de pression sanguine pour alimenter en priorité le cerveau puis le foie, les reins.

-          sans réflexe pas d’expression ; sans expression pas de réflexe. Trouver de l’émotion dans l’expression d’un geste Þ active le réflexe

= la partie du corps concernée nous appartient

= la qualité sanguine

-          quand les gens peuvent gérer les chutes sans réfléchir ils accèdent à un autre niveau d’expression et leur comportement change, la peur diminue.

  1. réflexe tonique symétrique de la nuque (RTSN)

-          à 4 pattes avec tête vers le bas Þ tonus de flexion des bras augmente et le tonus des 2 jambes diminue

-          inverse si la tête est étirée (extension)

Þ

-          prépare l’alimentation dans la position à 4 pattes

-          prépare le repoussé vers l’Ar Þ passage de couché sur le dos à assis

-          locomotion symétrique (grenouille)

-          facilite l’équilibre entre la flexion et l’extension

  1. réflexe symétrique incliné de la nuque (RSIN)

-          à 4 pattes avec tête en flexion Þ tonus d’extension des bras augmente et tonus de flexion des jambes diminue

-          inverse si la tête est étirée

-          Þ prépare l’action de grimper ou descendre une surface inclinée avec mains et pieds (3) et 4) complémentaires

Le mouvement homolatéral

Le bras et la jambe du même côté se plient ou se tendent en même temps

Þ

-          différentiation D Û G

-          coordination bouche-œil-main

-          tension vers un but

-          jonction de l’attention à l’intention

2 réflexes préparent le mouvement homolatéral

  1. réflexe tonique asymétrique de la nuque (RTAM)

-          quand la tête du bébé est tournée Þ le bras et la jambe de ce côté sont tendus et la nuque s’étire, l’autre bras et l’autre jambe sont pliés

Þ                 coordination œil-main

Þ                 atteindre

  1. réflexe de la main à la bouche

-          si la jambe et le bras côté visage (tête tournée) se plient, le bras et la jambe côté nuque s’étirent et la nuque fléchit vers l’avant

Þ coordination main-bouche

Þ regroupement   1) et 2) complémentaire

  1. et 2) préparent passage 4 pattes Þ assis sur le côté

Le mouvement controlatéral

 

-   c’est le plan diagonal : le bras et la jambe opposée se plient ou se tendent en même temps

Þ

                . intégration des 3 plans et de la spirale

                . intégration des 2 moitiés du cerveau

                . franchissement de la ligne médiane du corps

                . intégration des idées complexes

2 mouvements sous-tendent le mouvement controlatéral

  1. réflexe lombaire tonique

quand le buste est en torsion vers 1 côté Þ le bébé plie le bras et tend la jambe du côté du buste et tends le bras et plie la jambe de l’autre côté

  1. réflexe d’atteinte lombaire

on a une extension du bras et une flexion de la jambe du côté du buste et une flexion du bras et extension de la jambe de l’autre côté

  1. et 2) réaction opposée
  2. et 2) préparent le passage position allongé sur le dos Þ 4 pattes en passant par assis sur un côté

AUTRES REFLEXES

Concernent le sensoriel, la maturation neuro-végétative, la communication.

Ils s’intercalent dans les réflexes précédents qui sont davantage liés à la constitution fonctionnelle du corps :

La naissance est la naissance du manque et du désir

Þ 2 suites logiques

-          séparation – réveil – peur – survie

-          mal / douleur / peur augmentent – mère – douleur / angoisse diminuent Þ confiance

Chaque enfant invente activement son premier contact.

  1. Suggestion : sistim de contact, peau à peau avec ou sans témoin

-          sentir, goûter . Similitude d’odeur et de goût entre : le sang, le liquide amniotique et le lait maternel

-          1ère odeur de la mère /lait : réflexe de flairer, fouiner, fouissement

-                                             peau : réflexe de nourrissement

-          réflexe de succion et déglutition

l’odorat se développe rapidement

  1. Suggestion :: respiration olfactive

-          l’entrée dans le langage : écoute, prénom, mimique

  1. suggestion :: parler autour de quelqu’un dont les yeux sont fermés

Suivre un objet des yeux peut être considéré comme un réflexe

Différents sommeils

-          le sommeil calme, poings fermés

-          le sommeil agité des rêves avec petits mouvements des bras, yeux, visage (rire, succion…)

-          le nouveau-né éveillé : succession de phases de vigilance de 2-3 mn et de phases de regard flottant,

       d’absence ou de sommeil

AUTRES REFLEXES plus classiques

  • osteotendineux
  • réflexes oculaires

-          rétrécissement pupille à la lumière vive

-          oculo-palpébral (fermeture des yeux si on approche quelque chose rapidement des yeux)

  • réflexes de sensibilité cutanée
  • réflexes de douleurs - temps de latence de 4 à 5 secondes (plus long chez le nourrisson que chez l’adulte)

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Livre Souffrir ou Aimer

 

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Spécificité de l'analyse psycho-somato-énergétique

 

Le propos de cet ouvrage est de présenter l’APsySE, Analyse Psycho-Somato-Energétique, d’en divulguer l’utilité et la spécificité. Nouvelle thérapie direz-vous ? Oui et non. Non, au sens où l’APsySE s’inscrit dans une continuité, dans un héritage d’apports théoriques émanant de la psychanalyse, de l’analyse caractérielle reichienne reprise par le neuropsychiatre italien, Federico Navarro,et différentes thérapies brèves. Oui, au sens où nous avons relié ces approches et créé un protocole de travail analytique et corporel original. Ce protocole résulte de dix ans de travail clinique individuel en groupe, de nos observations et convictions.

 

Notre apport principal à travers l’utilisation logique et progressive des sistims© (simulation/stimulation neuro musculaires) est de mettre en exergue le cheminement individuel vers l’amour. Cet aspect-là mérite d’être développé aussi bien du côté de la génitalité que de la spiritualité : tout simplement du côté de l’humanité.L’ouverture du coeur étant probablement pour chacun le projet de vie inconsciemment recherché et difficile à atteindre. L’APsySE répond aux souffrances générées par la société en proposant de travailler directement sur l’accumulation des peurs de tous types,angoisses, dépression, ruptures du lien social,perte du sens, blocages énergétiques et surcharges émotionelles négatives.

 

Christine Zürcher

 

“Je suis née psy et suis devenue ce que j’étais. Ma première école fut de loin ma propre famille, le meilleur cadre d’observation de dérapage collectif et individuel ! Mes parents avaient été, tous deux, infirmiers “urgentistes”en 1916 sur le front : ils recueillaient les gueules cassées. A l’époque pas de debriefing,ils ne s’en sont jamais remis. Ils reitèrent sous une autre forme à la seconde guerre mondiale. Je suis une enfant de leur vieillesse. A ma naissance,ils approchaient de la cinquantaine.

 

A cinq ans, j’avais le fantasme d’ouvrir les têtes, fratrie comprise, afin de percer les mystères de la violence humaine. Cachée sous la table, je les regardais se battre ou pleurer. A onze ans on m’envoya pleurer moi-même en pension sans avoir été élevée à quoi que ce soit. Si ce n’est à la capacité de me débrouiller seule et d’entendre la souffrance. Le reste n’est pas résilience concept discutable, mais volonté de guérison ...

 

Jacques Vaissac

 

Jusqu’à 40 ans, il assume l’héritage familial bourgeois traditionnel : études “sérieuses”, éducation religieuse, sexualité “au mariage” pour avoir des enfants, reprise des entreprises familiales… Tout cela ne va pas sans refoulements et paradoxes, entre autres, leader étudiant en 68, première rencontre avec Wilhelm Reich ! De 30 à 40 ans commence l’évolution, basée sur un constat amer de la vie et quasi suicidaire.

 

Thérapies et formations se sont succédées : analytiques freudiennes et psycho corporelles reichiennes, cherchant à libérer le corps, l’esprit et le coeur. Au fil des expériences et rencontres de collègues, clients et formateurs, il a développé une méthode intégrant les bases thérapeutiques les plus solides et connues, aux avancées actuelles des méthodes modernes. Souffrir il connaît. Aimer il apprend encore et toujours.

 

Arbre généalogique et bio des deux auteurs

arbre

 Sommaire du livre

sommaire1

 

 

Le Manque C.Zürcher

  Le Manque et ses avatars

Expérience fondamentale de l’Etre Humain…

…moteur du Lien et de la Relation

         Ecrit à la demande des Astrologues du RAO de Lyon pour un colloque de Psycho- Astrologie sur le thème " Manque, Frustration, Dépendance, Addiction " 21  octobre   2006

"  Eh ben ! Y’a du monde là dedans ! "  :  Réflexion d’une personne qui voit le titre du colloque. Effectivement, il y a tout le monde !

Introduction:

Il était une fois la légende du Soleil au pays des DOGONS, il y a très longtemps, à l'époque où le ciel et la terre étaient si proches que le soir les mères décrochaient les étoiles pour que les enfants jouent avec avant de s'endormir…Les Astrologues font-ils partie des passeurs toujours présents dans nos sociétés, qui peuvent rappeler aux adultes/enfants perdus dans la souffrance d'avoir à s' incarner qu'il y a quelque part en eux et hors d'eux une bonne ETOILE. En eux, cachée sous le poids du roman familial sous les héritages lourds, sous les traits de caractère limitants, sous la cuirasse des croyances, des conditionnements, des PEURS , des ANGOISSES, des ECHECS et des MANQUES…

Hors d'eux, pour qui sait regarder plus haut - une bonne Etoile, une FOI dans la Vie qui guérit les manques. J'imagine que le métier d'Astrologue c'est d'ouvrir la possibilité que chacun accomplisse à sa façon le chemin vers le soin de son Ame blessée, vers sa bonne étoile porteuse d'un désir puissant de Vie. Cette bonne étoile qui relie l'homme à l'Univers et lui transmet le message des anciens: " Connais toi toi-même" et tu connaîtras l'Univers ( l’Intelligence de l’Univers ). Les doctrines cosmogoniques et cosmologiques d' Anaxagore fondées sur sa " théorie des particules semblables " ont été reprises par Edward Glover d'un point de vue psychanalytique. Terre et étoiles sont inséparables. Les mères Dogons l'enseignaient à leurs enfants. Hommes et univers inséparables et inséparables les approches qui visent à replacer l’homme dans sa globalité CORPS AME, PSYCHE.

Nous observons que nos consultants communs entendent le même langage, ce qui est rassurant, quel que soit l'outil, le support de lecture utilisé pour faciliter leur Naissance à eux-mêmes. Naître signifiant se REUNIR, accepter la finitude , le corps/tombe ( soma, sema) la mort comme partie de la Vie. Accepter son propre corps signifie ETRE, dire oui à la polarité VIE / MORT. Le corps non assumé totalement par l'homme est projeté dans l'espace de l'univers, dans la folie où l'individu ne s'éprouve pas lui-même comme une personne "entière " totale mais comme un être divisé et dispersé dans de nombreuses directions ne trouvant plus de points de repère stable.( l’ expérience psychotique : déni de réalité SALOMON RESNIK )

Nous sommes là déjà en train de parler de l'ORIGINE du grand MANQUE INACCEPTABLE: POUR VIVRE il nous faut MOURIR.

Le Manque de Manque n'existant pas, les êtres manquants que nous sommes sont évidemment appelés à vivre en ce monde tous les avatars du Manque, de grandes frustrations qui risquent de nous laisser insatisfaits à vie. Seule l'acceptation de la Castration et du " Manque " ( concept repris par Lacan ) peut nous permettre d’accomplir ce passage nécessaire du BESOIN au DESIR. Ce passage qui ne s'accomplissant pas, crée toutes les conditions pour que se mettent en place frustrations et insatisfactions , dépendance et addiction.

A la question du Manque 3 réponses possibles :

1/ Le consentement à la Vie donc au Manque (acceptation de la Loi, la guérison du Manque, aller vers les Autres).

2/ L’impossibilité de se plier donne frustration et revendication permanentes ( plaintes, râlerie / se battre contre, refus de la Loi )

3/ L’impossibilité de la traversée du manque et la tentative de trouver des béquilles, conduit aux addictions ,voire toxicomanie, à la négation et destruction de la Loi Humaine d’aller vers les Autres.

Qu’est-ce que la psychanalyse entend par Castration et Manque ? Ce sont des concepts complexes que je m’efforcerai de clarifier.

De façon simple, c'est l'Absence, le Vide, la Séparation d'avec soi-même et l'autre  " un seul être me manque et tout est dépeuplé ". Nous faisons tous l’expérience du Manque ou des manques. La vie est ainsi faite. De détachement en détachement, nous pourrions apprendre à grandir, je dirais à partir, à nous séparer et ce depuis la naissance, mieux depuis la conception. Comme vous l'avez compris, les résistances sont sérieuses. Cependant, nous nous construisons de gré ou de force plus sur nos manques que sur nos pleins. L'Epreuve du MANQUE et sa traversée obligatoire est l'expérience fondamentale de l'Etre humain, archaïque , précoce, liée aux castrations obligatoires et renoncements nécessaires pour grandir. Le gain : accepter de Vivre parmi les Autres avec les Autres.

Une définition du MANQUE ce serait la douleur d'Aimer et de Perdre

La période privilégiée de l'inscription des manques réels, archaïques, le stade ORAL marque la vie du nourrisson, avec l'élaboration positive ou négative de la relation d'objet et de l'image inconsciente du corps. La conséquence de l'inscription des manques à ce stade précoce c’est : dépression, angoisse de mort, de séparation, d'abandon, rage , colère, violence, difficultés relationnelles, vide et solitude, retrait, inertie.

Tous ces manques, le corps en porte l’empreinte.

Le manque de nourritures affectives, manque ORAL est le plus lisible sur le visage d’un individu, il suffit d’observer yeux et bouche, rides, plis, expression, yeux et bouche donnant à l’observation les indices sur le manque de sécurité entre autres manques, le cou sur le manque de reconnaissance et l’estime de soi etc….La lecture du corps permet de déceler la nature et l’importance de nos manques. Il est ainsi possible d’observer comment l’énergie a investi ou désinvesti certains niveaux du corps aux différentes étapes de notre développement psycho affectif. (voir F. NAVARRO " L’essentiel de la Neuro-Végétothérapie " Institut SOMAPSY 2004)

La traversée du Manque c’est l’acceptation de la Castration. En psychanalyse, la Castration est d’abord Castration de la Mère, c’est à dire que l’enfant ne doit pas être "  le phallus " qui lui permettrait d’être toute . L’enfant s’identifierait à ce qui manque à la mère (le pénis), mais à un pénis imaginaire nommé " phallus ". Cette identification phallique doit lui être interdite par le Père symbolique c’est à dire LA LOI, LA PAROLE et c’est le discours de la Mère qui fait LOI mettant en place cette interdiction par la place qu’elle fait au Père dans son désir.

C’est le Père l’objet de son désir, pas l’enfant . Elle doit orienter le DESIR de l’enfant qui grandit ailleurs que tendu vers elle.

On voit tout de suite la dérive d’un maternel trop enveloppant, possessif , excessif, craintif quand la mère n’est pas une personne désirante vers le Père, quand le père n’est pas le symbole de ce qui lui manque. Si tel est le cas, l’enfant est livré à être son complément, son morceau de chair, son phallus, il n’existe pas hors d’un tout qui serait la vérité de sa vie.

La Castration désigne le manque symbolique d’un objet imaginaire.

La frustration c’est le manque imaginaire d’un objet réel.

La privation ou déprivation est le manque réel d’un objet symbolique.

Derrière cette notion de Castration plane le fantasme de la Mère toute puissante, envahissante ou perçue dans le fantasme comme telle qui empêche l’Acte de Parole et du langage ( Dolto/ Vasse )

Pour le parent, assumer la Castration c’est avoir une parole qui fait acte qui fait séparation identitaire : l’enfant n’est plus la raison de son être, objectisé, instrumentalisé, fusionné " moi-ma-maman " ou " moi-mon-papa ".

" La Castration c’est le renoncement du sujet à s’assurer en l’Autre la garantie d’une jouissance réservée au Père dans sa présence symbolique auprès de la Mère. "

Le Père symbolique est l’agent de la Castration l’objet c’est le phallus imaginaire. Il s’agit de ne pas être le Phallus de la Mère, c’est à dire son objet de jouissance. Et le Grand Manque c’est vraiment ce renoncement à être le phallus de la Mère. Ce qui s’ énonce pour LACAN par Manque à Etre. Plus largement, il faut entendre par manque à être, il faut entendre par manque à être que nous sommes des êtres imparfaits, inachevés, incomplets, voués à le rester et MORTELS.

Voici 4 exemples de perturbation importante et de défense contre la Mère toute puissante :

1/ LA PHOBIE , l’objet phobique représente le désir insupportable de la mère sur l’enfant ( ex : phobie de l’ avion, de l’autoroute, des araignées, d’ avaler quelque chose )

2/ LA NEVROSE où l’on tente d’échapper à ce désir concernant notre être en l’interprétant comme une demande concernant notre agir.

3/ LA PERVERSION qui dénie le désir négatif de la mère au moyen d’un fétiche ( percing, body-building, objet manteau de fourrure, chaussure )

4/ L’ANOREXIE où il s’agit de refuser d’Etre et par là-même de rester le phallus d’une mère qui ne désire pas à l’extérieur ( détruire sa forme féminine toute puissance ).

 

C’est trouver la vérité de son Etre dans le Tout, la FUSION Or, l’Autre est Manque et ce Manque est mon ETRE . C’est cela le DESIR. Le désir n’est désir de Rien. L’autre ne veut " Rien " et en même temps c’est toujours désir de jouissance. La névrose consiste à dénier le désir qui ne dit rien en imaginant que le Manque dans l’Autre est une demande. Le névrosé croit qu’on lui demande d’être bon élève, heureux, mari fidèle : la demande est consistante, son désir est vide. L’Autre serait une mère phallique et le sujet lui-même s’imagine être ce dont l’Autre a besoin pour cesser de manquer. C’est épuisant et ça ne marche pas !

La Castration est aussi renoncement à avoir le phallus, à en être le maître. C’est le Père qui a cette place dans le discours de la Mère. Le phallus sans nous, prend valeur de lien des différences du masculin et du féminin. Sans nous c’est un signifiant, objet manquant qui signifie qu’on ne peut jamais être tout nulle part ni dans le langage. La seule réalité du Phallus c’est la Castration elle-même. La Castration c’est quand le phallus imaginaire de la mère devient le symbole de la différence en général. F. DOLTO parle de s’incarner dans le génie de son sexe homme ou femme différents. Pour les garçons il est valorisant d’avoir un pénis érectile. Le génie féminin c’est de désirer, d’aimer, d’attirer l’attention ou d’aller chercher à l’extérieur une valeur phallique.

Le sujet n’est rien d’autre que son propre manque.(Lacan)

L’impossibilité de la Jouissance c’est tout simplement le désir : la définition du sujet par le langage.

L’accès aux lois du langage est identifiable à la castration.

La castration n’est pas sanction du désir mais condition indispensable pour qu’il y ait DESIR. La castration c’est donc finalement qu’il n’y ait pas de garantie. L’Autre originellement incomplet, ne constitue aucune garantie à quoi on puisse se raccrocher pour être enfin soi-même. La Castration est liberté d’être. L’Autre n’est pas quelqu’un il ne demande rien. Le reconnaître c’est cesser de vouloir être la marionnette de quelqu’un ( de la mère incompréhensible quand on essaie de toujours savoir ce qu’elle veut finalement de nous ) c’est accéder à l’état de sujet désirant. Le sujet désirant n’a pas de réponse à la question de son être et c’est justement ce vide à propos de lui-même qui le rend désirant. Tout ce qu’on désire est toujours partiel, le désir est indéfiniment relancé. La Mère n’est pas phallique, le père symbolique n’est pas le rival de l’enfant, la présence du papa doit être réalité spécifique du père symbolique : il représente la LOI il ne la fait pas ( sauf dans la père-version )

Accéder à son DESIR c’est extraire le symbolique de la demande, ne plus en vouloir aux gens, ne plus croire que tout le monde nous en veut, que notre mère nous envahit , que notre père nous écrase, qu’ils ne nous aiment pas même si par ailleurs tout cela peut être vrai.

Accéder à son Désir c’est ne plus mettre sa veste quand la mère a froid, ne plus manger quand elle a faim… C’est désamorcer le Pouvoir de l’autre sur soi et la confusion de l’Autre et soi.(Concepts Lacaniens)

Différents types de Castration ( selon F. DOLTO )

1/ Castration primaire ou naturelle = chaque être humain appartient à un seul sexe. Mettre des mots sur la vérité de la vie pour le garçon et pour la fille.

2/ Castrations symboligènes : verbaliser les interdits . Quand le désir devient non conforme à la loi humaine et s’ énonce sous forme de pulsions. Ce sont des épreuves mutatives. Le désir n’est pas interdit en soi mais certaines de ses modalités : se sont des Castrations dynamisantes : .

a/ Castration ombilicale : perte du placenta et non de la mère. 1er objet de deuil.

b/ Castration orale : interdit de corps à corps cannibalique ( 0 – 18 mois ) 1er sevrage

c/ Castration anale : propreté. Second sevrage entre 24 et 30 mois. L’enfant fait pour lui-même – interdit de tout agir nuisible, vandalisme, destruction – morale de vie en groupe – contrôle des pulsions.

Les castrations symboligènes ne se réfèrent pas à un fantasme mais à des réalités psychiques et du désir . Ces castrations participent à l’humanisation du Désir.

F.DOLTO insiste sur le fait que la castration le NON est une délivrance. ( savoir clairement ce qui est possible et pas possible, différence entre réalité et imaginaire). Initiatrice du monde humain, de ses lois, de la puissance du désir Elle n’y met pas la castration oedipienne car Freud l’a développée avec la question du versant négatif de l’Oedipe, l’Inceste.Elle comporte une dimension d’interdit et de souffrance mais n’est pas assimilable à une rétorsion ou simple frustration. Elle est reçue et donnée en paroles. C’est une opération symbolique , un don. " Donner  la castration permet à l’enfant de sortir des situations incestuelles , incestueuses, régressives et mortifères du désir ". F.DOLTO remarque que de nombreux parents sont incapables de donner une castration symbolique parce qu’ils regrettent de ne plus être des enfants.

Une autre castration refusée observable dans la clinique, c’est la castration cosmique. Certaines personnes portent le fantasme de ne pas être nées le désir de retourner à cette longue nuit qu’est la vie intra-utérine et au-delà de retourner à l’esprit non incarné. Refus de la " prise d’un corps tombeau " trop étriqué, contraignant.Refus de la conception car accomplie dans une alliance " tordue " des parents (mensonges, perversion manque d’amour, de respect, parents engagés dans plusieurs couples, viol, etc ). Ce qui conduit au refus pervers de la Vie ( Denis Vasse ). C’est fréquent, ce NON à la VIE, ce refus de conception, cet auto engendrement, le refus des parents et de la scène primitive.

Le thème que vous proposez ne manque pas de pertinence pour l’époque, la situation sociale actuelle et pour les personnes en souffrance que nous recevons dans l’intime de nos consultations. Mais peut-être en a-t-il toujours été ainsi que le MANQUE et sa cohorte, les manques soient à l’origine de la plus grande souffrance / béance de l’être humain.

La peur de manquer n’est pas la peur du Manque . A la peur du MANQUE , dont l’origine est fantasmatique, je répondrais : " Plus jamais soif de l’Impossible, il est des renoncements nécessaires pour grandir ". Pour toutes les souffrances et tous les manques réels, le sujet n’invente pas toute sa souffrance, il y a à donner toutes les réparations symboliques possibles à ces douleurs réelles, c’est le travail des thérapeutes. De quoi avons nous besoin ? D’écoute, de Parole qui touche notre blessure dans l’inconscient et de retrouver l’ordre du DESIR, c’est à dire la possibilité de vivre avec les Autres avec le moins de blessures possibles.

Je crois que plus une société offre de compensations matérielles, de trop de trop-plein et d’inutile pour combler de faux besoins crées par manque d’identification des vrais manques, plus cette société va créer des individus éloignés de leurs vrais BESOINS et de leur DESIR, donc en état permanent de MANQUE malgré le TOUT apparent. Le grand manque étant LA PAROLE, la symbolisation, la séparation. Une société par trop matérialiste (F de Closet : " toujours plus " " encore plus ") ne permet plus à l’individu de sentir que les manques ne sont pas manque d’objet , mais tout simplement manque de PAROLE qui fait sens, d’amour, de tendresse, d’Humanité, de Relation, car la grande douleur du Manque c’est toujours la douleur d’Aimer ( voir le livre de la Douleur et de l’Amour de J.D NASIO ) . " Et il nous faut, nous thérapeutes, entendre les cris devenus silencieux, un souffle qui n’attise plus ; ré-attiser, ré-animer une énergie d’Appel à l’Autre, de demande à l’Autre ".( Le cri est un appel au silence du Vide) ( NASIO ) Rien n’est vide apparemment dans notre monde actuel et pourtant il est plein de Cris qui font appel au Silence du Vide, où s’oublient les valeurs essentielles de l’Homme.

Je donnerai les 3 axes qui selon D. VASSE définissent si bien là où se situe la plénitude ou le Manque dans la destinée humaine : Mort/Vie, Vérité/Mensonge, Homme/Femme

1) La vie s’organise autour de ces 3 axes

2) Quand un axe est perturbé, ils le sont tous

Vérité Vie

Accepter le génie de son sexe.

Selon Dolto, nous sommes des être sexués, différents dans la chair.

HommeFemme

Se situer d’emblée du côté de la vie en acceptant la mort PAROLE qui symbolise, qui signifie, qui nomme

Mort Mensonge

Toute la plénitude ou vacuité de l’homme est là.

Entre Vérité et Mensonge nous avons à nous référer à la vérité de notre origine. Entre Homme et Femme à l’unité de la différence sexuelle. Entre Vie et Mort, à nous inscrire dans la généalogie des humains . La traversée du MANQUE est l’ ancrage à une Parole VRAIE ( " en vérité je vous le dis " ) au " génie de son sexe " à la reconnaissance que VIVRE ce n’est pas ne pas mourir c’est essentiellement acceptation de MOURIR. Le fait de vivre est déjà une perte.

Dans ses aspects ravageurs et sous toutes ses formes, le Manque va organiser la frustration et la plainte de l’Etre Humain.

Autour du Manque s’organisent toutes les peurs .

  • Peurs embryonnaires
  • Peurs fœtales
  • Peurs néonatales
  • Peurs postnatales
  • Peurs pseudo génitales

C’est parce qu’il y a des manques qu’il y a des peurs.

On pourrait dire aussi qu’autour des Peurs s’organise notre rapport aux Manques conscients et inconscients, donc notre système défensif pour ne sentir ni les Peurs ni le Manque.

Ne pouvant échapper à l’imperfection de la vie et des premiers êtres qui nous entourent, les parents, nous aurons à faire avec nos frustrations.

                                         La FRUSTRATION

              ou le décalage entre demande et réponse

Le plus difficile ! Savoir " frustrer ". Savoir dire NON . Savoir supporter la frustration des enfants.

1/ Plus de NON

Le drame de notre Société c’est que personne n’apprend à personne le langage qui fait LOI, tout est permis, il n’y a pas ou peu d’interdictions aux justes niveaux, on n’ose plus frustrer les enfants là où ce serait nécessaire   

         - ni les parents

         - ni les enseignants, éducateurs, c’est même mal vu et ça fait peur.

2/ Instrumentalisation de l’enfant

L’enfant jeté dans un monde d’objets censés combler tous les vides, toles Tous les manques, les siens et ceux des parents, devient un objet lui-même, "  annulé du ressenti " ( selon D.Vasse ) une mécanique sans âme. On voudrait qu’il n’ait ni sensations, ni émotions, seulement un cortex solide qui lui ferait réussir des études sans réfléchir à pourquoi il les fait. " Tu as un portable, une télévision, un ordinateur, une voiture, un appartement, des " fringues " fais des études dans le sens où la Société te guide , ne sens rien, surtout pas qui tu es. Et ça ne marche pas ! Et le jeune étudiant ne trouvera même pas de travail dans la voie où il a été guidé ! Ce sont là les frustrations des nantis. Il y a aussi les frustrations de ceux qui voient les autres consommer tout en étant exclus de la consommation.1/ Quels sont donc les manques réels qui frustreraient l’individu et l’empêcheraient de maturer ?

Qu’est ce que la Frustration ?

La frustration serait une tension psychologique engendrée par un obstacle qui empêche le sujet d’atteindre un but ou de réaliser un désir pour lui-même. La frustration s’accompagne de sentiments très variés : injustice, colère, rage, impatience, irritabilité, intolérance jusqu’à irrespect de l’Autre et violence.

L’état de frustration résulte du refus des castrations quand l’absence de langage-loi plonge l’enfant dans l’incestuel . La frustration naît quand il n’y a pas d’interdit juste, quand le père symbolique est destitué et remplacé par un père réel enfant. Les frustrations découlent directement du manque de CASTRATION donc d’Interdits nommé dans l’Amour pour la Croissance de l’enfant.

2/ La frustration est de l’ordre du vécu imaginaire là où le sujet se sent victime d’un dommage imaginaire et ne cesse de revendiquer la réparation de ce dernier . Un objet réel a été refusé au sujet. Cet objet constitue le centre de la plainte. L’agent de cette frustration c’est la personne qui, par sa présence ou son absence en tant qu’autre pourrait donner l’objet et le ne le donne pas. Comme le refus du MANQUE organise la FUSION mortifère la FRUSTRATION organise la plainte perpétuelle et la révolte, la revendication . La FRUSTRATION est une plainte, un cri, un appel de la part d’un sujet vers l’Autre et la réponse vient d’après le bon vouloir de l’Autre. D’emblée, il y a écart entre demande et réponse. (Ex : Les provocations dans les banlieues)

Toute réponse à la demande ne vient jamais correspondre exactement à ce qui a été demandé. L’objet qui est demandé n’est pas l’objet réel, la demande est aussi demande d’autre chose. Ce qui est attendu en réponse n’est rien d’autre que l’Amour de l’Autre représenté par l’objet du Don. Mais l’Amour de l’Autre est au-delà et au-delà de l’objet du Don. Toute demande est demande d’AMOUR. Tout MANQUE est manque d’AMOUR pour Soi, l’Autre, la VIE.

Toute frustration est désespoir d’AMOUR et signe que le DESIR de l’enfant qui est DESIR d’EVOLUTION et non de régression a été perverti. C’est cela l’objet réel refusé, le mode d’accès au Désir.

ADDICTION et DEPENDANCE

ou le moyen d’échapper au Manque à Etre, aux manques et à la frustration par des compensations et   des béquilles

Il est évident qu’avant d’être autonome, le petit de l’homme doit passer par une dépendance nourrissante, protectrice avec de bons " objets " d’Amour. Mais l’impossibilité d’élaborer la perte, le deuil de l’objet perdufoncièrement perdu ( Freud ), voire jamais trouvé ( Racamier ) dont la quête oriente toute notre vie – l’impossibilité d’en supporter la douleur, peut engendrer un haut niveau d’angoisse, réactiver la dépression anaclitique et conduire l’individu coupé de lui-même et non séparé des objets partiels à mettre en place des comportements de dépendance et d’addiction. L’objet d’addiction remplace l’objet perdu. Tout s’organise chez le dépendant pour tenter de neutraliserle vide, l’angoisse, la dépression sous-jacents à la séparation, la perte. Souvent conséquence chez le jeune ou l’adulte du manque d’étayage ou d’accordage à une Mère suffisamment bonne et présente ( carence affective, manque de peau à peau archaïque, condition de sevrage ) les addictions sont essentiellement des troubles de l’ORALITE ( orifice ORAL bouche ). La dépendance serait l’attirance, le " désir " incontrôlable pour un objet partiel / sein ( la cigarette par ex ), mal ciblé qui, au lieu de procurer la satisfaction escomptée et obtenue dans un premier temps, serait source à la longue et par répétition de violence à soi-même( représentation du mauvais objet )

Dans cette destruction, l’addict se sentant mal aimé  d’un autre se " mal aime " lui même dans une culpabilité d’exister inconsciente donc agie. Le DESIR est attirance lui aussi donc la dépendance serait un désir , perverti, car le mot désir ne peut s’utiliser ici. Dans l’addiction ce n’est pas le sujet libre qui est tendu vers, mais un objet extérieur qui établit une emprise sur un sujet incapable de limiter cette emprise. " Le désir, lui, est le ressort qui permet à l’homme de prendre en charge son existence " dit le psychanalyste Denis Vasse.

L’addiction c’est l’inverse, c’est ce qui empêche de prendre en charge son existence, le refus de ce qu’elle est parce que cette existence est restée accrochée à un ailleurs archaïque dans l’attente que quelque chose qui ne s’est pas passé dans la vie du nourrisson et de l’enfant puisse enfin advenir. Advenir pour combler une béance indicible par le langage, béance d’une impossible demande à un autre. La souffrance a été oubliée mais pas l’empreinte, pas les sensations négatives, pas le besoin d’y trouver un remède, un apaisement fût-il dangereux ou mortel. Le lien blessé à ces premiers Autres que sont les parents sont pour beaucoup dans l’origine des addictions. Tout le monde a besoin d’une Mère, d’un Père et cependant la carence principale n’est pas que l’Amour. Le plus souvent les carences principales pour grandir sont la LOI, les interdictions, le NON, la symbolisation par la PAROLE

C’est avec des interdits justes que l’on construit un être. Et c’est cela AIMER. Les addicts sont restés des enfants en mal d’Amour fusionnel c’est à dire où le Sujet n’existe pas ( pas de MOI, de JE ).

Intéressons nous de plus près à la notion de dépendance aujourd’hui : dépendance à une drogue mais pas seulement. Dans cette société, il s’agit surtout de conduites de dépendance qui définissent un style de vie et de comportements ( travail, alcool, cigarettes, drogues, jeux, achats, sexualité, échangisme, téléphone, internet, ordinateur, télévision ) . on y inclut bien sûr les troubles des comportements alimentaires : anorexie, boulimie, compensations de tout types par la Grande Bouffe (voir film). L’ Anorexie par la privation sévère de nourriture qu’elle représente serait pour moi addiction au manque lui-même et " vengeance à la vie "

Intéressons nous de plus près à la notion de dépendance aujourd’hui : dépendance à une drogue mais pas seulement. Dans cette société, il s’agit surtout de conduites de dépendance qui définissent un style de vie et de comportements ( travail, alcool, cigarettes, drogues, jeux, achats, sexualité, échangisme, téléphone, internet, ordinateur, télévision ) . on y inclut bien sûr les troubles des comportements alimentaires : anorexie, boulimie, compensations de tout types par la Grande Bouffe (voir film). L’ Anorexie par la privation sévère de nourriture qu’elle représente serait pour moi addiction au manque lui-même et " vengeance à la vie " ( expression de Denis Vasse )

Intéressons nous de plus près à la notion de dépendance aujourd’hui : dépendance à une drogue mais pas seulement. Dans cette société, il s’agit surtout de conduites de dépendance qui définissent un style de vie et de comportements ( travail, alcool, cigarettes, drogues, jeux, achats, sexualité, échangisme, téléphone, internet, ordinateur, télévision ) . on y inclut bien sûr les troubles des comportements alimentaires : anorexie, boulimie, compensations de tout types par la Grande Bouffe (voir film). L’ Anorexie par la privation sévère de nourriture qu’elle représente serait pour moi addiction au manque lui-même et " vengeance à la vie " ( expression de Denis Vasse )

Le terme addiction vient d’un terme juridique anglais et signifie " saisie du corps comme gage d’une dette impayée " c’est à dire une contrainte par corps. Si l’on se rapporte à la culpabilité du dépendant évoquée plus haut, le terme est bien choisi ! Coupable et puni de n’avoir pas su attirer à lui l’Amour, l’intérêt des parents.

Là où il pouvait y avoir recherche de plaisir, il y a recherche de la satisfaction immédiate d’un besoin erroné, jamais satisfait entraînant compulsion de répétition lié au concept de pulsion de mort.Ce qui est en jeu dans l’addiction c’est la tentative désespérée de réparer l’image inconsciente du corps dans ce cas altérée, négative, faite des sensations vécues jadis par le nourrisson et en lien avec des images ( Dolto, Nasio). L’image inconsciente du CORPS est mémoire et rythme. L’addict représente par sa conduite d’addiction la mémoire et les rythmes négatifs de la petite enfance. Il stimule dans le présent des sensations corporelles et des images négatives là où le bébé a perçu des sensations corporelles et émotions négatives liées à l’abandon, au manque de toucher et de contact.L’addiction est un langage actualisé de la douleur du manque, de la privation et de la frustration restés inscrits dans l’image inconsciente du corps élaborée dés les premiers mois de la Vie.

Quelles sont les sensations les plus investies qui se fixent en images et que l’addict  n’aurait pas vécues sous forme positives pour se construire ?

Selon DOLTO et NASIO :

1) celles qui donnent à l’enfant l’impression que son corps est une masse dense et stable, image de base.

2) celles qui lui donnent l’impression que son corps est une masse tonique. image fonctionnelle.

3) celles qui lui donnent l’impression que son corps est tout entier réduit à un pôle d’intime tension érogène . image érogène

Un être heureux, équilibré, serait celui dont l’image de base s’appuierait sur le ressenti d’un corps paisible solide doté d’une sécurité ontologique continue, dont l’image fonctionnelle serait l’image ressentie d’un corps agité, fébrile tout entier tendu vers la satisfaction des besoins et des désirs et dont l’image érogène serait ressentie comme orifice palpitant de plaisir comme trou comblé par un objet de satisfaction . L’addict tente de restaurer une image inconsciente du corps détériorée en reproduisant un état de tension vers l’objet de dépendance ( qui correspondrait à l’autre, la Mère ) en mettant en place par cet objet une présence immédiate – corps à corps – et en tentant de mettre entre lui et l’objet une expérience sensuelle. En se mettant dans l’état d’avoir à répéter les sensations, le dépendant essaie de se créer des EMOTIONS positives, vibrantes là où il n’y en a pas eu.Quelle douleur, quelle souffrance ? La douleur d’Aimer, la douleur du deuil derrière ces comportements !La douleur du lien blessé.

La douleur du lien blessé.

Par l’accoutumance et la tolérance se recrée un lien psychique et physique (tentative de réparation) à un agent externe qui devient indispensable ( en fait reproduction du manque ). On n’est pas loin de réimprimer là les rythmes du besoin impérieux du bébé d’être nourri. Le syndrome d’abstinence et de sevrage reproduit au niveau neurophysiologique le manque archaïque. Se met ainsi en place une alternance entre douleur et plaisir entre pulsion de vie et pulsion de mort.

Selon Zuckermann et ses travaux ( 1963 ) toutes les pathologies d’addiction sont recherches de sensations. Cela correspondrait au besoin d’expériences nouvelles et complexes en relation avec un niveau optimum élevé d’activation cérébrale ( recherche de mise en Vie de stimulation et d’activation ) Recherche de danger et d’aventure, d’expériences nouvelles illégales donc d’une vie non conventionnelle d’autant plus excitante, recherche d’un facteur de déshinibition sociale,( alcool, drogues ). On retrouve là l’ensemble des attitudes hédoniques , extraverties : affichage par trop exhibitionniste d’une sexualité différente – goût de la fête, sensibilité à l’ennui, aversion pour tout ce qui est monotone, routinier ; impatience quand rien ne change ( une des raisons de l’alcoolisation des jeunes ). L’addict a besoin à chaque instant de " provoquer " la Vie.

J.Bergeret dit qu’il n’y a pas de structure spécifique au toxicomane. Je pense cependant que les sujets border-line états limites avec des aspects caractériels de type oral sont à risques de dépendances et que nous sommes dans ce type de société donc à haut risque ( cf : les jeunes anorexiques de plus en plus nombreux ). Bengeret décrit lui-même chez ces individus des aménagements partiels, une violence fondamentale. Dans la société actuelle les aspects border-line passent souvent inaperçus et concernent des personnes apparemment normales. C’est seulement quand elles sont placées dans des situations frustrantes ou gravement stressantes qu’elles fuient la dépression redoutée pour aller vers des pulsions suicidaires. Or la dépression est nécessaire pour changer, elle permet d’accomplir un deuil

A notre entendement l’alcool, les drogues aident l’ énergie de dépressivité localisée dans la bouche et la mâchoire à refluer vers les yeux, évitant la dépression mais déclenchant une angoisse et une culpabilité impossibles à gérer et poussant aux conduites suicidaires. A ne pas vouloir souffrir on choisit de mourir. Dans la méthode de neuro-végétothérapie que nous pratiquons à l’Institut SOMAPSY, cinq mobilisations neuromusculairesactings ) visent à transformer ce type de souffrance et la dépressivité du dépendant. Un vrai toxicomane est impossible à traiter ainsi s’il a toujours recours à la drogue. Avec les toxicomanes non sevrés, il est impossible de pratiquer les actings des yeux.

Je voudrais insister sur le fait suivant : Quelle que soit notre stucture, névrotique, psycho-névrotique, border-line, ou à noyau psychotique, que nos traumatismes soient plus récents ou plus archaïques, nous sommes tous concernés par les questions de dépendance et d’addiction dans la mesure où aucun stade ORAL n’est jamais vécu de façon satisfaisante par aucun nourrisson. Il en résulte que la dépendance commune et courante est la dépendance à l’Autre dans la souffrance et les conflits. Ce qui rend si difficile la séparation de certains couples même lorsque la violence des partenaires devient pathologique.

En résumé, si nous n’y prenons garde, nous restons tous à Vie des NOURRISSONS.

Cette idée, pour moi, demanderait aujourd’hui un développement tout particulier.

A travers l’addiction, la personne donne à voir toutes les images d’elle qui correspondent aux sensations corporelles d’un bébé / enfant / adulte FRAGILE en état de déception, de frustration, de manque, d’insatisfaction et d’incapacité à supporter les castrations ( état de pulsions permanent ). Autres que les carences affectives, c’est l’impossibilité de renoncer à du trop d’attachement à du pas assez de limites et d’interdictions. C’est une éducation parentale, une société sans limites , sans LOI et sans le nom du Père qui les favorise. Là où il est interdit d’interdire se met en place la recherche de la Jouissance et du toujours plus. Les castrations non vécues les toujours plus de jouissance signant la mort du désir.

A propos de Toxicomanie, ce que l’on peut dire, c’est que : Beaucoup de toxicomanes peuvent être états limites sans que tous les états limites ne le soient. Le toxicomane peut donc se situer dans la structure névrotique comme dans la structure psychotique.

 : Beaucoup de toxicomanes peuvent être états limites sans que tous les états limites ne le soient. Le toxicomane peut donc se situer dans la structure névrotique comme dans la structure psychotique.

Nous trouvons chez ces personnes :

  • la possibilité de nombreux passages à l’acte.
  • la confusion entre désir et besoin.
  • l’objet cause de désir est inatteignable.

Or la drogue est un leurre qui fait croire que l’objet existe, atteignable.

Remettre la LOI, les interdits, c’est primordial mais difficile car les addicts, les oraux portent la peur de se soumettre sous forme de véritable psychopathologie. L’ORAL frustré, déprivé insatisfait est coléreux, mordant, sans conscience parfois de la dépression ou résigné. Il a la volonté de serrer les dents, d’aller de l’avant, mais pour se détruire. Toute l’énergie est dans la bouche et dans le cou qui se raidit. Il a des traits narcissiques très marqués ( obstiné, volontaire ). Souvent il devient violent, jaloux et possessif. Les personnes concernés par ces traits de caractère se plaignent d’insomnie, de fatigue, d’ inappétence   d’épuisement nerveux . Elles remplissent les cabinets médicaux tous les aspects dépressifs se rapportent à une situation orale ( sauf la dépression mélancolique ).

Des pathologies orales apparaissent à la pré-puberté et puberté. On oublie souvent de les relier à la phase orale, à la vie du nourrisson. Comme si la période de latence pourtant contestée aujourd’hui continuait à occulter cette phase archaïque si importante du premier lien à la Mère et à la Vie.(Voir W. REICH : "Reich parle de Freud " Editions Payot)

 

Le produit de dépendance est une restauration de l’objet hallucinatoire ( sein lié au processus de sevrage et de séparation ). L’acte du toxicomane est une incorporation réelle d’un objet partiel il n’y a pas d’incorporation imaginaire , le corps se réduit au somatique avec désexualisation, rien ne semble se jouer sur la scène psychique pas d’affects, pas de représentations. Il y a donc DENI de l’Altérité, DENI de Réalité ( l’Autre étant objet de souffrance ) le DESIR est transformé en BESOIN, le corps en machine, la satisfaction en acte spécifique qui nie l’Acte de la PRESENCE, le manque en besoin impérieux.</f

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Il n’y a plus qu’illusion de toute puissance

  • intolérance à la frustration
  • recherche de toujours plus de jouissance
  • toujours plus de jouissance donc pulsion de MORT et MORT du désir

C’est l’expérience ALIENANTE que cette société commence à faire globalement. Il y aurait à analyser comment les parents se sont laissés déparentiser, c’est à dire privés de la PAROLE juste envers les enfants par une société et des acteurs politiques responsables de l’encouragement à la consommation d’objets à outrance où le bébé dés la naissance semble être un objet d’attachement et de consommation perdu parmi d’autres objets d’attachement. Ce n’est plus une société invitée à la Spiritualité, à l’Amour et au respect des Autres mais une société de mensonge et de perversion , pleine de peurs et de violence où tout est encore à faire et refaire où comme le disait W.REICH " il faut humaniser l’humanité ". Le problème des dépendants c’est qu’ils n’utilisent pas assez leurs pattes de derrière ( mobilité, motilité ) . Le NON pousse à l’autonomie. Ce n’est pas un mauvais traitement. Or les parents n’encouragent pas à bouger. ( Télévision par ex ). Il y a ceux qui voudraient bien dire NON mais qui ne peuvent pas pour des raisons névrotiques ( passé, culpabilité ) Il y a ceux qui n’osent pas. Ils ont peur. ( voir livre "  Parents, osez dire NON " Albin Michel )

Les conséquences de l’absence d’interdit sont graves. Il faut dire NON pour éviter deux types de dangers :

a/ externes ( pour protéger l’enfant ( prise de courant , fenêtre, etc)

b/ internes pour maîtriser les pulsions. Apprendre aux enfants à se refuser eux-mêmes certains plaisirs non avenus.

Dire NON, mais vraiment s’occuper des enfants . Un non de colère ne sert à rien. Se faire obéir naturellement. L’enfant n’a qu’une envie c’est obéir, l’enfant est content d’obéir. Cela correspond à son besoin de sécurité. L’adulte doit être convaincu de l’interdit. Le trop d’explication nuit. Expliquer n’est pas nécessaire. C’est comme ça. Je suis ton parent, je pense comme ça. Avec l’interdit, s’il le faut la sanction. C’est ainsi qu’on fera des individus dont le seul maître sera le DESIR. C’est une phrase exigeante responsable. Attention nous sommes dans une société ORALE de DERESPONSABILISATION qui met véritablement les individus en DANGER.

L’individu dépendant ne sait plus de quoi il souffre, or il souffre essentiellement d’avoir perdu son désir et de le confondre avec des besoins. Chez l’être humain le désir et avant tout désir de communication inter humaine. Contrairement au Besoin, il n’est satisfait par aucun objet. Il est d’ordre langagier ni ORAL ni ANAL.

Nous sommes aujourd’hui dans une société de non castrés, de frustrés, de jouissance immédiate et à haut niveau de tous types de dépendance consciente, pire, inconsciente.

                                              CONCLUSION

En résumé, du fait d’être mortel l’être humain est marqué du Manque.

Dans ce MANQUE vient se loger le DESIR tension vers l’inatteignable étoile.

Un désir satisfait équivaut à sa mort, à sa chute (d’ou l’importance de ne pas " pourrir ", " gâter " l’enfant).

Le DESIR porte donc la nécessité du MANQUE, développant l’imaginaire.

L’imaginaire soutient le sujet et la dynamique de son DESIR.

Le DESIR intègre la LOI et la LOI l’HUMANISE.

Pour F.DOLTO, l’origine du désir c’est le désir de rencontrer les Autres qui est pour elle déjà présent dans l’embryon.

Il viendrait du VERBE, de DIEU, que tout humain porte en lui.

Ce siècle s’il s’éloigne de l’acceptation de l’Autre fondamentalement différent dans son sexe, sa fonction et son identité se prépare des évènements difficiles.

De quelle société parlons-nous si nous refusons de vivre ensemble notre différence ?

Est ce que nous n’évoluons pas vers ce type de société ?

Où est la société où les individus auraient pour seul maître le DESIR, quand on leur fait peur de tout et qu’on ne leur inculque pas clairement dès l’enfance les 3 interdits fondamentaux :

  • interdit du cannibalisme
  • interdit de l’inceste
  • interdit du meurtre.

Nous ne sommes pas contrairement à ce que prétendent les détracteurs de la psychanalyse, des prédicateurs du Manque mais des prédicateurs du DESIR et de l ‘ " Autre du DESIR " face à des prédicateurs de besoins fallacieux, hédonistes et individualistes.

Nous ne sommes pas dans une société d’hospitalité peut-être sommes-nous tous en manque d’hospitalité voire souffrant " d’hospitalisme " selon l’expression de R.Spitz.

Ce que je veux dire c’est que les relations inter humaines devraient être là pour guérir nos MANQUES.

Il y aurait à s’intéresser à nouveau à ce que W.REICH appelait l’hygiène mentale, la prévention collective des névroses afin, entres autres objectifs, d’assurer la croissance des fœtus dans des corps équilibrés, animés bio-énergétiquement.

Ouvrages de références :

  • Jean BERGERET- La dépression Payot
  • La personnalité normale et pathologique- Dunod
  • Françoise DOLTO- L’image inconsciente du corps Seuil
  • Sigmund FREUD -Introduction à la Psychanalyse Payot
  • Sandor FERENCZI -Le Traumatisme Payot
  • Thalassa -Payot
  • Jacques LACAN -Séminaire IV La Relation d’objet Seuil
  • Juan David NASIO -La douleur d’aimer
  • Le livre de la douleur et de l’Amour - Payot
  • Les travaux du neuro- psychiatre - Federico NAVARRO - édités par l’Institut SOMAPSY Lyon
  • Paul Claude RACAMIER - Le génie des origines Payot
  • Salomon RESNIK - L’expérience psychotique
  • Yvette TACCOEN,- Psychologue Psychopathologies Toxicomaniaques (Article oct. 1999 )
  • Denis VASSE - Le temps du désir Seuil
  • Séminaire " Le nom du Père "

La sexualité Archaïque C.Zürcher

Compte rendu de  Christine Zürcher sur le thème :

La Bisexualité archaïque

D’après les travaux de Joyce Mac Dougall, « Eros aux mille et un visage » et autres articles.
Une identité sexuelle épanouie et une sexualité épanouie passe par les processus de deuil qu’implique l’intégration des désirs sexuels archaïques puis œdipiens. ( L’inconscient est biparentale, les deux parents se projettent dans et sur l’enfant).
Pulsions libidinales et agressives sont indistinctes les unes des autres (haine et Amour sont alors, à cette phase de la vie-aube psychique –confondus).
Cette confusion peut perdurer jusqu’à la maturité, ce qui perturbe les relations avec autrui. La haine et l’amour confondus peuvent provoquer des sentiments de paniques, les conflits psychiques qui s’en suivent sont totalement forclos du conscient, avec accroissement de la vulnérabilité psychosomatique (voire des phases de décompensation psychotique).

De l’importance de la prise en compte de la scène primitive dans le développement d’une sexualité épanouie et d’une relation amoureuse épanouie (adulte).
La sexualité humaine dans ses origines est essentiellement traumatique :
-  rencontre sensuelle du bébé avec le sein
- Pulsions internes qui se heurtent à la force contraignante du monde externe.
Le choc de cette rencontre crée des conflits psychiques (refoulés ou dissociés). Cela donne les P.E. dissociés.
Pulsions érotiques et pulsions sadiques sont largement confondues, indistinctes, ce qui inaugure l’aire de l’Amour cannibalique.
Nait très tôt chez le petit d’homme la notion d’un autre, objet séparé de soi, résultat de la frustration, de la rage et de la tendance à une forme primaire de la dépression (dépression = question du manque), dont tous les bébés font l’expérience (objet primordial d’amour, le sein – univers, le tout). L’abolition de la différence entre Soi et l’Autre semble être la condition même du bonheur (illusion du tout).
Ce n’est donc pas étonnant que, dans tout travail qui mobilise l’inconscient nous trouvons des traces de ce que l’on peut appeler la sexualité archaïque, fusion de libido et mortido, où l’amour ne se distingue pas de la haine. Cela crée une énorme tension, un potentiel dépressif.
Quête incessante de traverser cela, trouver des solutions pour accéder à toute les formes de sexualité et d’amour adulte. Bien avant la crise œdipienne, la différence des sexes en elle-même est source d’angoisse pour les petits enfants des deux sexes. Quand l’angoisse est surmontée cela donne un effet de maturation.
Que se passe-t-il normalement à la phase œdipienne dans sa dimension à la fois homosexuelle et hétérosexuelle ?
L’enfant est obligé de composer avec le désir impossible de posséder ces deux parents, d’appartenir aux deux sexes et d’incarner les deux organes génitaux. Accéder à la mono sexualité et renoncer aux désirs homosexuels. L’acquisition du sens des identités personnelles et sexuelles impose le deuil d’une suite d’illusion sur le désir de posséder ce qui est différent de soi.
La bisexualité psychique est une donnée universelle chez tous les humains (structure psychologique) :    - deux parents
- Attirance libidinale par les deux
- Obtenir l’amour exclusif de chacun.
Tout enfant voudrait posséder les organes sexuels de l’homme et de la femme, nanti de leurs pouvoirs fantasmés. Comment intégrer ces demandes bisexuelles dans notre structure psychique tout en assumant notre identité anatomique prédestinée ?
La confusion engendrée par ses souhaits bisexuels pèsent sur bien des aspects de la vie adulte. Désir impossible d’être et d’avoir les deux sexes. Les désirs homosexuels des enfants des deux sexes ont toujours une double visée : l’une est le désir de posséder sexuellement le parent du même sexe et d’être le parent du sexe opposé. Deux visées complémentaire, contradictoire qui coexistent chez chaque enfant et perdurent dans l’inconscient de chaque adulte !
Homosexualité de la petite fille : posséder sexuellement sa mère, pénétrer son vagin (une montée à l’intérieur d’elle), le manger pour s’approprier ses pouvoirs magiques. La fillette désire également être pénétrée par sa mère, être l’unique objet de son amour dans un monde où les hommes sont exclus. Faire des enfants avec elle. En même temps, elle désire être un homme comme son père, avoir ses organes génitaux avec les pouvoirs et qualités qu’elle lui attribue et ainsi jouer dans la vie de sa mère le rôle que tient le père auprès d’elle. C’est cette constellation qui constitue la base de la sexualité féminine.
Homosexualité primaire du petit garçon : il imagine qu’il est le partenaire sexuel de son père en fantasmant qu’il incorpore oralement ou analement le pénis paternel. Prenant possession des ses organes génitaux et de ses privilèges, il devient le père.  Cette forme fantasmatique de possession implique la destruction de l’autre et provoque des sentiments confus de culpabilités et de dépressions chez la fille comme chez le garçon. Rêve de pénétrer le père comme il pénètre la mère, de prendre la place de la mère, d’avoir le père pour lui seul, de recevoir des enfants de lui. Toutes ces attentes jamais réalisées sont donc à l’origine d’émotions complexes comme l’envie, l’agressivité.
Ce sont les composantes homosexuelles de la sexualité humaine.
Les composantes hétérosexuelles des désirs œdipiens engendrent moins de souffrance psychique. Tous les enfants doivent accepter qu’ils n’appartiendront jamais aux deux sexes. Affront à la mégalomanie infantile et finalement ne posséder ni la mère ni le père.
La découverte de la différence sexuelle déclenche chez l’enfant une lutte traumatique égale à la découverte de l’altérité et de l’inéluctabilité de la mort. Certaines personnes n’arrivent jamais à résoudre ces traumatismes universels.
Au fond de notre esprit nous sommes tous longtemps omnipotents, bisexuels et immortels.
Représentation de la scène primitive, c’est-à-dire des relations sexuelles des parents : souvent ; fantasmes de dévorations, d’échanges érotiques anaux et sadique anaux, confusion bisexuelle, fantasmes archaïques de vampirisation,  de crainte de perte du sens de l’identité ou de la représentation de ses limites corporelles. Dans ces cas là les relations sexuelles et amoureuses risquent de devenir menace de castration, d’annihilation, de mort. Important chez les borderline et les somatisant sévères. Terreur de se dissoudre, de perdre ses limites corporelles ou le sens de son identité, de détruire l’autre par effraction ou d’être envahit ou détruit. Angoisse fréquente, liens secrets avec les fantasmes amoureux et sexuels de leur petite enfance. Ce sont des peurs infantiles enfouies dans la mémoire du corps sans accès aux représentations langagières (1ère transaction entre mère et bébé).
L’angoisse des analysants est associée à ces fantasmes désavoués de destruction du partenaire sexuel (rage/désir de vampirisation projeté autrefois sur leurs parents).
La mise en mots de tels désirs archaïques est un facteur essentiel qui contribue aux changements psychiques des patients (analyse de ces fantasmes retrouvés). Certains voient s’améliorer leurs relations amoureuses et sexuelles, d’autres voient disparaître leurs éternels symptômes : allergie, ulcère, hypertension, dysfonctionnement respiratoire ou cardiaque. D’autres surmontent les inhibitions de leur création, émergence d’un talent intellectuel ou artistique.
Scène primitive à l’échelle d’insectes, parfois (fantasmes d’étranglement), peur du « vagin étrangleur », phobie des araignées =une défense contre le désir sexuel refoulé éprouvé pour la mère. Derrière se cache le désir fantasmatique de l’étrangler et de la dévorer dans une extase érotique mortelle (voir rêves et rêverie). Et derrière encore le fantasme plus archaïque : être fusionné avec sa mère, être dévoré par elle, bref devenir elle.
Fantasmes inconscients de la scène primitive dans sa forme la plus archaïque :
- celle d’une lutte érotique et mortifère se traduisant chez les hommes en éclosions dermatologiques et explosions gastriques (l’amour étouffement respiratoire, « ses parents s’étouffent » .
- L’amour urophilique = mouiller le lit de la mère ; féconder la mère.
- Union de vampires = asthme, peur des bruits d’eau, peur d’être aspiré par des tuyaux, être vampirisé, aspiré dans un vide sans fin, perte de ses limites corporelles, perte de la vie elle-même.
Voici quelques expressions psychosomatiques de la scène primitive fantasmée. Le désir incestueux de l’enfant de posséder ses deux parents et d’obtenir le pouvoir magique qu’ils sont supposés détenir, avec tous les fantasmes que cela implique, trouve à s’exprimer aussi dans des activités sublimatoires, dans la création de symptômes névrotiques ou dans la construction de sexualité considérée comme déviante.

Conclusion ;
Lorsque ces fantasmes de la scène originaire émergent sous leurs multiples formes déguisés et sont mis en paroles dans la mémoire du patient, les objets parentaux sont libérés des projections prégénitales et archaïques de l’enfant d’hier. La vision infantile de la scène primitive peut être accepté par la part adulte et enfant. Les peurs de la violence diminuent. Les relations amoureuses sortent renforcées par les pulsions de vie.
L’Amour n’est plus l’équivalant de castration, de destruction, de mort, les parents sont reconnus dans leur individualité séparée, leur identité sexuelle différente et la scène primitive internalisée devient un acquis psychique, qui donne à l’enfant adulte le droit de posséder son corps, sa sexualité, sa place dans la constellation familiale.

Auteurs Association APsySE

Publications

Les membres de l'Association APsySE vous proposent dans cette rubrique l'état de leurs réflexions sur des thématiques théoriques.

 

Depuis S. Freud, l’inconscient est l’objet de suppositions et d’hypothèses diverses.
Elles ont pour but de permettre un échange entre humains à propos de leur propre constitution, et de la manière dont  ils s’envisagent dans l’univers. Ces hypothèses se définissent aussi en lien avec la méthode psychothérapeutique concernée.
L’inconscient dans son essence est indéfinissable. Toute approche ne peut être qu’un « modèle » utile en fonction de l’utilisation que l’on en veut faire...

 

 

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